
Conseillers du Réseau CERFRANCE
La crise nous le rappelle chaque jour : produire moins cher que son prix de vente est la condition sine qua non de la survie de toute entreprise.
Or, nombre d'entreprises sont prises en étau entre des prix de vente qui tendent à se comprimer et des charges difficilement compressibles.
En fait, les critères de performance se modifient. Ces dernières années, l'artisan était performant par la maîtrise de son savoir-faire, par sa capacité à tirer parti d'une demande importante. Nul besoin d'être toujours à cheval sur les prix. Il suffisait à l'entreprise d'être globalement compétitive. On pouvait même se « faire plaisir », le « boulot » ne manquait pas.
Désormais, il doit gérer ses charges au plus juste, centrer ses efforts sur les activités les plus rentables, optimiser son temps de travail ou encore raisonner ses investissements en fonction de leur rentabilité.
Ce changement de paysage économique conduit à revisiter les façons de travailler et à redécouvrir des outils de pilotage un temps laissés de côté. Comme l'indicateur « coût de revient » qui mesure la capacité de l'activité à dégager des bénéfices.
Cela exige de se (re)familiariser avec cet indicateur, d'en définir les contours, de se donner les moyens de le mettre en place, de l'analyser et surtout de l'utiliser pour dégager de nouvelles sources de performance, au risque de devoir accepter de changer ses habitudes.
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